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samedi, 31 mai 2008
'Cause I've got one hand in my pocket...

Après une carrière d'enfant star, et deux albums au début des années 1990, Alanis Morissette, jeune canadienne de 19 ans débarque à Los Angeles, et y rencontre le producteur et compositeur Glenn Ballard. Le coup de foudre artistique est immédiat. Une rencontre avec Madonna et une signature avec le label nouvellement crée de la chanteuse plus tard, Alanis débarque sur les ondes et chamboule ma culture musicale. A l'époque, et au grand désespoir de mon père il faut bien l'avouer, j'étais fan des Worlds Apart et des Spice Girls. De mon enfance, il me restait certes Jean-Jacques Goldman, mais mes goûts se résumaient principalement aux tubes diffusés en radio par NRJ. Mes goûts ont changé, évolué, mais les albums d'Alanis ont continué de remplir ma discothèque alors que les boys-band et autres chanteuses éphémères ont été relégués dans un placard.
Le deuxième album d'Alanis, Supposed Former Infatuation Junkie, sort en 1998 et déroute. La plupart des chansons se démarquent des modèles traditionnels d'écriture, la production est plus complexe. Cet album a une place bien à part. Plus sombre, plus torturé, plus saturé que les autres. Il démontre tout le génie et l'originalité d'Alanis. Pendant acoustique, le MTV Unplugged est un véritable bijou de sensibilité et de douceur.

Pendant quatre ans, Alanis enchaîne les concerts, écrit. Et revient en 2002 avec Under Rug Swept qui marque une rupture car, pour la première fois, la jeune femme produit le disque. Quelques jolis morceaux sur ce disque, même si c'est celui que j'aime le moins. Et pourtant, toujours cette sensation étrange de reconnaissance. Je me retrouve dans l'insécurité qu'elle exprime parfois dans ses textes. Je partage bien de ses doutes. Et j'aime sa force, la manière dont elle affiche son féminisme. Ses prises de position politique. Je ne me reconnais pas toujours dans sa spiritualité exacerbée, mais j'admire ses engagements et l'intelligence qui se dégage bien souvent de ses interviews. Son humour et son auto-dérision. Et son charisme sur scène. Qu'on aperçoit notamment dans le dvd Feast on Scraps.

A l'occasion du dixième anniversaire de la sortie de Jagged Little Pill, Alanis enregistre une très jolie version acoustique de l'album, puis son premier best-of qui comprend aussi une reprise de Crazy de Seal. En 2006, Alanis exprime l'envie de faire une pause. Et annonce quelques mois plus tard sa rupture avec Ryan Reynolds.
Le cinquième album d'Alanis, Flavors of entanglement, est l'album d'une femme blessée par une rupture difficile. Alors que Ryan se console avec Scarlett Johansson, Alanis écrit et couche sur le papier, comme elle sait si bien le faire, ses peines, ses doutes, mais aussi sa volonté farouche et son indépendance.

Start over again
Step one, step one
I’m barely making sense
For now I’m faking it
Till I’m pseudo making it
From scratch, begin again
But this time I as I and not as we
Not as we - Alanis Morissette
Les premiers extraits de l'album (qui sort lundi) m'ont un peu désarçonné. Mais, Alanis fait partie de moi depuis plus de dix ans alors, pas de doute, je serais au rendez-vous. Et j'ai hâte de découvrir les nouvelles chansons de cette jeune femme dont les textes et mélodies me touchent tant.
Une petite sélection de 15 de mes chansons fétiches pour terminer cette (trop) longue note...
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vendredi, 30 mai 2008
The long wait is OVER
Mais, surtout, je me sens terriblement nostalgique. Parce que ces résultats mettent un point final à sept années de ma vie. A un cycle. Je ne suis plus une étudiante. Alors que j'arpentais les couloirs familiers, déserts en cette fin d'année, j'ai senti les larmes me monter aux yeux. J'ai tant de souvenirs là-bas. La gorge un peu nouée, je repense à ces années qui sont passées comme un éclair. Aux partiels, aux exposés à préparer, à ces délires, à nous, aux pauses café, aux doutes, aux joies, à ces profs que je ne reverrais peut-être plus jamais et qui nous oublieront sans doute.
Je pense à l'avenir, à cette rentrée qui me paraît si loin et si proche, et je me sens à la fois exaltée et anxieuse. Et tous ces "et si" qui résonnent insolemment dans mon esprit.
Et puis, parce que cette journée aura été décidément bien capricieuse, sache que je pense très très fort à toi et que je suis là pour toi. Je sais que tu te reconnaîtras si tu passes par ici. Je reste une optimiste, et je me dis que tout arrive pour une bonne raison. J'y crois, et surtout, je crois en toi.

dimanche, 25 mai 2008
Time has stopped for the day
Le temps se fige dans l'attente des résultats, jeudi ou vendredi. Lassitude, fatigue. Envie d'une nouvelle aventure. Même si, la peur, le doute sont là, nichés au fond de mon esprit. Je ne devrais pas le dire, mais, après tout, on pense tous la même chose, tout bas, dans notre groupe de travail. La vérité, la vraie, c'est que, même si on aimerait bien être admissible, pour se dire qu'on a réussi ce défi, on se dit que si ce n'est pas le cas, ce ne sera pas bien grave. La vérité, la vraie, c'est que je suis lâche et que j'aimerais être recalée dès l'écrit.
Alors, en attendant, il y a cette soirée dans ce bar sombre et enfumé à écouter sa basse et leurs chansons que je me surprends à aimer de plus en plus. Et les rires qui résonnent dans les rues désertes. Parler sans réfléchir, divaguer et se plaindre de notre célibat. Nos délires, si futiles, mais indispensables à notre équilibre.
Une matinée passée avec elle, à partager les dernières nouvelles, et à être ensemble, tout simplement. Jane Austen, Miranda et moi. Alchimie parfaite.

Affalée sur mon lit, je suis les conseils dispensés au détour d'un couloir par cette enseignante que j'aime beaucoup. Reposez-vous ce week-end, nous a-t-elle-dit. Alors, je regarde les inédits de Bones et de Grey's Anatomy qui m'attendaient bien sagement. Et, depuis hier, je ne peux réprimer ce sourire à la pensée du dernier épisode de la saison de la bande du Seattle Grace Hospital. Un épisode aura suffi à me réconcilier totalement avec Meredith, Derek, Izzie et les autres.

Et, en attendant le début du match Mathieu - Kuerten sur la terre battue parisienne, je me laisse tenter, à la suite de Shopgirl et Mam'zelle Poupée, par l'aventure du fanmix. J'ai déjà le sujet, quelques idées de chansons griffonnés sur mon carnet. Si ce n'est pas du teaser, je ne m'y connais pas...
mercredi, 21 mai 2008
Two thoughts for today
¤ En ce 21 mai, je tiens d'abord souhaiter un très bel anniversaire à la plus It des bloggueuses. Je te souhaite joie, bonheur et réussite, et de continuer à nous régaler de tes écrits intelligents, drôles et souvent décalés.

¤ "Mode maman poule inquiète on" : à priori, aujourd'hui tombent les résultats d'admissibilité du CAPES Histoire-Géo. Je suis passée par là l'an dernier, alors je connais le stress de cette journée d'attente à se torturer l'esprit. Cette année, je stresse, beaucoup moins certes, mais pour mes amis. Alors, si vous passez par là, merci d'avoir une petite pensée pour eux. "Mode maman poule off".
Mes propres résultats tomberont la semaine prochaine, et j'ai hâte de les avoir. Je sais que je dis toujours avoir raté, mais cette fois-ci, je pense vraiment que c'est le cas. J'ai juste envie de savoir, d'être fixée et de pouvoir commencer à penser à l'an prochain...
Bonne journée !

Chanson du jour : The Rolling Stones, Wild horses
07:00 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
mardi, 20 mai 2008
An O.B.S.E.S.S.I.O.N.

La marmite de l'Histoire, je suis tombée dedans toute petite. Ca ne s'explique pas, j'ai toujours aimé ça. Je me souviens qu'à la bibliothèque municipale où je me rendais le samedi après-midi, je me précipitais dans le coin "revue", vers les hors-séries d'un magazine (dont j'ai malheureusement oublié le nom...) qui proposait régulièrement des dossiers sur des périodes historiques. Mon préféré, celui que j'ai relu plusieurs fois, nous faisait découvrir Paris dans la peau d'un petit garçon du faubourg Saint-Antoine...pendant la Révolution française. Voilà comment, à l'âge de huit ou neuf ans, j'étais déjà attirée par cet objet historique si particulier. Par la suite, mon intérêt n'a fait que se creuser, grâce notamment à Mme B. en classe de 4ème. Je me souviens très bien de cette petite dame coquette d'une cinquantaine d'années, de ses tailleurs et de son accent du sud-est, de ses cours que j'écoutais, bouche bée. Je me souviens qu'elle nous avait projeté, en intégralité, "le" film du Bicentenaire, réalisé par Robert Enrico, et j'ai regardé avec grand intérêt l'Histoire se dérouler devant mes yeux avides. Le hasard a fait que je suis devenue étudiante en Histoire dans une Université où la tradition "révolutionnaire" existe depuis plus de quarante ans. Plusieurs spécialistes de la question y ont travaillé, jusqu'à, je n'ai pas peur du terme, mon mentor. Lui, ce professeur arrivé de Paris il y a trois ans, reconnu par ses pairs, d'une intelligence impressionnante, d'une grande exigence et qui m'a tant appris. Qui m'a fait comprendre que je voulais faire de la Recherche, une thèse sur la Révolution française. Et que je pourrais le faire, plus tard. Depuis mon Master il y a deux ans, je n'ai pas rompu le cordon avec mon sujet de prédilection. J'ai assisté à des colloques, aux journées d'études. Et je commence à me composer ma bibliothèque, peu à peu. J'ai l'impression d'être tombée dans le puits sans fond de la connaissance. Plus j'en sais, plus j'ai envie de lire, d'apprendre. Ma liste de livres s'allonge, et me fait signe quand je la délaisse un peu trop.
19:45 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
samedi, 17 mai 2008
And I could write a song, a hundred miles long. Well, that's where I belong and you belong with me.


lundi, 12 mai 2008
I see the sun rising

Comme certain(e)s l'auront remarqué, le cadre a changé depuis ce matin. Pardonnez-moi, mais je fais des essais (surtout que mon blog d'essai refuse de fonctionner comme je le voudrais). Retour au "vert d'eau" comme l'a joliment dit la toujours très It Camille, et surtout à cette photo en bannière que j'aime tout particulièrement. On verra si ma versatilité légendaire décide de s'exprimer à nouveau et me pousse à aller farfouiller les codes. Je n'y peux rien, j'aime le changement...

Demain, je passe ma première colle (ou khôle pour faire classe) en hors-programme. Pour vous situer le cadre, le hors-programme, c'est l'Epreuve de l'oral de l'Agrégation d'Histoire que tous les candidats redoutent. Le principe est simple : on tire au sort un sujet qui peut concerner...absolument tout (et parfois n'importe quoi) en Histoire. On a six heures pour préparer un exposé de trente-cinq minutes à l'aide d'un nombre illimité de livres. Les sujets peuvent aller de Babylone à Clovis, des conflits entre Capétiens et Plantagenêts à la vie politique française sous la Ve République. Une vraie partie de plaisir n'est-ce-pas ! Demain, je sais déjà que ce sera de l'Histoire contemporaine compte-tenu de l'enseignante qui me fait passer l'oral. Et au vu des sujets qu'elle a donné la semaine dernière, j'ai même une petite idée du thème. Je prends ça comme un très bon entraînement, sans pression. Je ferais de mon mieux, et on verra ce que cela donne. L'enseignante en question est très calée, très exigeante, mais surtout très constructive et passionnante. Ca promet d'être enrichissant.
En attendant, ce soir, détente avec le reste du thé glacé et deux épisodes de la saison 3 de House. Hugh Laurie, I love you...
samedi, 10 mai 2008
¤ - ¤

Et ne plus ressentir ces bouffées d'angoisse qui semblent arriver parfois sans véritable raison. Qui m'oppressent et font perler des larmes au coin de mes yeux.
jeudi, 01 mai 2008
May, the 1st

Qui dit jour férié, dit aussi petits plaisirs et petits rituels de détente. Entre autres : traîner en pyjama jusqu'à 11h (note tapée vêtue dudit pyjama), boire un thé calée sous la couette en regardant la fin de la saison 2 de House, surfer en dégustant ma deuxième tasse de thé. Si le temps s'y prête, pourquoi pas une petite balade ? Ou, rester à la maison et regarder un bon film. De mon côté, ce sera repas chez mes grands-parents et, très probablement, promenade dans l'après-midi.
Pour apprécier ce mois de mai qui commence, quoi de mieux qu'un peu de musique ? Mes derniers coups de cœur en date ?
- The Orion Experience, I'm obsessed with you (merci mille fois à Amy...)
- The Kooks - See the sun. Et tout l'album par la même occasion.
- New Soul, version Benjamin Siksou de la Nouvelle Star (ou comment avoir une chanson dans la tête pendant une semaine...)
- et une excellente nouvelle pour les fans de Coldplay : le nouvel album du groupe (Viva and Death and All Of His Friends) sort dans un mois environ, mais le groupe offre gratuitement (et pour une semaine donc on se dépêche) le premier extrait de l'album en téléchargement via leur site officiel. La chanson s'intitule Violet Hill et c'est une pure merveille. Alors, on fonce !
Et un joli 1er mai à tous.



